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Cake day: March 4th, 2025

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  • J’ai réfléchi à ça lors d’une nuit d’insomnie due à de la fièvre: il faut que le mouvement souverainiste aborde mieux la question des Premières Nations. Peut-on formuler un projet de transition, dans lequel on découpe le territoire québécois en créant des zones autonomes? Consentir avec eux sur le développement économique et avoir des balises environnementales communes?

    Une forme de primauté pour une nouvelle nation québécoise sur l’aide à l’utilisation des richesses naturelles, mais qui peut être renoncée afin que les Premières Nations puissent avoir d’autres partenaires économiques, comme le Canada? C’est sûr que ça devra être bien balisé pour éviter que des forces externes utilisent des pactes économiques avec les Premières Nations afin de saboter la souveraineté québécoise.

    Si ce projet se fait sur quelques décennies et qu’on peut donner peu à peu plus d’autonomie aux Premières Nations, tout en maintenant un partenariat solide pour le partage du territoire, serait-ce viable? En mon sens, il est impossible de penser à une nation québécoise souveraine sans aborder la question de front. Le PQ a beau dire qu’il est pour l’autodétermination des peuples, ça devra selon moi commencer par celle de tes voisins.


  • J’ai réfléchi à ça lors d’une nuit d’insomnie due à de la fièvre: il faut que le mouvement souverainiste aborde mieux la question des Premières Nations. Peut-on formuler un projet de transition, dans lequel on découpe le territoire québécois en créant des zones autonomes? Consentir avec eux sur le développement économique et avoir des balises environnementales communes?

    Une forme de primauté pour une nouvelle nation québécoise sur l’aide à l’utilisation des richesses naturelles, mais qui peut être renoncée afin que les Premières Nations puissent avoir d’autres partenaires économiques, comme le Canada? C’est sûr que ça devra être bien balisé pour éviter que des forces externes utilisent des pactes économiques avec les Premières Nations afin de saboter la souveraineté québécoise.

    Si ce projet se fait sur quelques décennies et qu’on peut donner peu à peu plus d’autonomie aux Premières Nations, tout en maintenant un partenariat solide pour le partage du territoire, serait-ce viable? En mon sens, il est impossible de penser à une nation québécoise souveraine sans aborder la question de front. Le PQ a beau dire qu’il est pour l’autodétermination des peuples, ça devra selon moi commencer par celle de tes voisins.

    Correction: mauvais fil, la fièvre est pas encore totalement partie - https://lemmy.ca/post/71586210



  • Ça va être tellement abusé par le corps policier. C’est quoi la définition d’une insulte?

    City councillor Carla Beauvais heavily criticized the administration for not providing clear definitions. She also questioned the lack of public consultations. “A threat can be proven. An offensive word is felt. And how a person feels can vary from one person to another. So where does the offence begin? Where does permissible anger end? The text doesn’t say,” said Beauvais.

    She cited various decisions from the Quebec City municipal court in which judges could not agree on what constitutes an insult, raising concerns that the rule will cause a backlog at the courthouse.

    Encore plus de raisons d’être stressé.e inutilement par la présence policière. C’était tellement l’enjeu qu’il fait réglér en priorité, tsé. Et le racisme systémique des agents de police? Aucune enquête du Bureau d’enquête indépendant qui a mené à des poursuites? La police qui attaque des journalistes lors des manifestations?

    Je suis cynique, mais Soraya voulait le corps policier de son bord. Voilà, un peu de clientélisme et on passe au prochain dossier.



  • J’ai beaucoup de difficultés à entendre se justifier des réflexes réactionnaires qui sont liés à la discussion publique sur l’identité québécoise. Je dis pas que ce que c’est exactement ce que présente la personne que Mounir interview, mais à un moment donné, il faut que tout le monde ait une réflexion sur leur attachement culturel à leur pays d’origine (québécois.e inclu.e). La culture ça s’exprime surtout par une cohabitation humaine dans la vie de tous les jours, pas tant dans les discours publiques qui sont souvent l’expression d’une classe dominante.

    C’est peut-être pas le premier enjeu dans la vie d’une personne qui vient d’immigrer et qui doit se trouver un lieu où habiter, une école pour ses enfants et une job pour survivre dans le capitalisme sauvage nord-américain. Par contre, ça n’élève en rien la discussion de dire “ah bin fuck you, je vais m’opposer au modèle québécois en grande partie parce que les politiciens québécois ont des propos racistes”. Résultat, toute la société civile et le vivre ensemble en écoppent, l’apathie domine.

    Je suis d’accord que le discours du PQ est divisif, mais j’ose exprimer un doute sur la volonté d’une personne à s’intégrer dans la culture québécoise si tout ce que cette personne cherche à faire en venant au Québec, c’est de seulement se trouver une place dans le modèle d’exploitation capitaliste. Ce même modèle que je rattacherais aussi au multiculturalisme canadien qui ne favorise pas l’intégration, mais plutôt rejette l’idée d’un projet de société basé sur des valeurs communes, outre celle accordée au capital.

    Je pense que nous avons rejeté une partie de cette doctrine-là avec la Révolution tranquille, mais que le néolibéralisme (qu’a aussi adopté le PQ à la fin du siècle dernier) a participé au désagrègement du projet québécois et de sa mise en place d’un modèle interculturel qui promouvoit l’idée d’une identité québécoise tangible. Celle d’une identité où on considère positif ce qu’apporte la culture québécoise, de l’époque Nouvelle-France jusqu’aux réalités multiethniques contemporaines, Si on rejette tout de ce continuum sans nuance (les critiques constructives sur les problématiques coloniales, religieuses et celles adressés aux classes dominantes sont toujours bienvenues), je ne crois pas qu’on puisse se dire québécois ou québécoise sans faire sourciller les autres.


  • Je suis super en retard sur la publication du fil, mais je veux partager une opinion. Le problème c’est pas dans l’utilisation de grands modèles de langage pour des tâches complexes, comme l’océrisation, le traitement naturel du langage ou même pour faire des diagnostics rapides sur de grands ensembles de données.

    Le problème c’est que tout le monde l’utilise à n’importe quelle sauce. C’est le réflexe facile qu’a maintenant le col blanc moyen: ah, je sais pas la réponse, demandons à ChatGPT/Claude/Copilot!

    Aucune réflexion sur l’usage, aucune réflexion sur l’impact. Et quand tu essaies de questionner des gens dans ton cercle professionnel: a-t-on évalué la valeur ajoutée de former quelqu’un pour faire cette tâche, peut-on collaborer entre collègues plutôt que déléguer à un robot conversationel – la réponse c’est ON N’A PAS LE TEMPS. Et suivent après les faux truismes comme “la job de développeur informatique c’est maintenant d’utiliser ces outils-là, sinon t’es voué.e à disparaitre”, “toutes les révolutions industrielles n’ont pas diminué le nombre d’emplois disponibles” ou encore “le chômage chez les jeunes n’est pas influencé en grande mesure par l’utilisation des GML”.

    Ça prend des polticiens, quitte à ne le faire que pour rassurer ceux les plus affectés, c’est-à-dire les jeunes qui rentrent sur le marché de l’emploi, qui disent qu’ils ne vont pas couper dans les postes en donnant la charge de travail à un GML. Bonne chance: tous les politiciens sauf QS vendent l’idée de diminuer les dépenses de l’État à l’aide des GML…





  • La question sous-jacente, c’est avec l’intention de favoriser un parti en particulier ou de juste créer du chaos?

    La seule perspective que je verrais, c’est de diminuer la capacité d’autodétermination des canadiens et des québécois. Potentiellement, on pourrait voir une volonté de Washington de favoriser la séparation du Québec (et de l’Alberta) afin de diminuer la cohésion du Canada. Pourtant, ça semble avoir l’effet contraire (remontée de la CAQ, un parti pas mal plus ancré dans le statu quo que dans l’indépendance).

    Par contre, si le but est seulement de créer de la dissension entre les canadiens, ça l’a du sens. Comme le fait la Russie/Putin et la Chine en alimentant des théories conspirationnistes grâce aux bots et aux influenceurs à leur solde. Le but semble être de générer plus de discordes et de perte de confiance envers les autorités gouvernementales, ce qui déstabilise les gouvernements et parfois favorise l’ascension de partis politiques isolationnistes. Fragmenter l’Ouest pour diminuer leur capacité de réagir lorsqu’il y aura des conflits armés.

    Dans le cas des États-Unis, ça serait pour faciliter la domination de l’establishment américain (compagnies privées et les organisations internationales qui poussent les politiques néocolonialistes américaines, comme le FMI). Pas impossible, mais difficile à déterminer avec certitude.


  • J’aimerais ajouter une clause pour que la loi prenne en compte le puissant culte de l’argent qui bafoue nos valeurs traditionnelles québécoises. On va ainsi interdire les signes religieux du culte avec des amendes salées pour les démonstrations d’opulence ostentatoires. De plus, les personnes qui indiquent leur appartenance au culte par leurs avoirs (patrimoine au-dessus de 10 millions) seront bannies de la sphère publique.

    Pour avoir un état laïque fort, il faudra aussi abolir les subventions aux organismes liés à ce culte (firmes privées, compagnies multinationales). S’ils veulent pouvoir faire des démonstrations publiques, comme la F1, ces organismes devront payer une somme correspondant à 5% de leur patrimoine. Et oui, je vais me battre dans un autobus pour faire ajouter cette clause!





  • Ah oui, maintenant on a la ligne dure parce que les écoles sont supposément des shit-shows, même si ça s’explique plus par une détérioration de la qualité de ce que peuvent fournir les écoles et les mauvaises conditions de travail qu’à cause du prosélytisme ou des accomodements religieux. Par contre, vu qu’une partie du petit peuple est convaincue plutôt par le genre de grosses lettres qu’on voit en couverture du JDM que le gros bon sens, y’en a une belle gang qui croit qu’on a un problème d’intégrisme religieux dans l’appareil publique. Le populisme de la CAQ recycle ça et ça leur donne l’idée de mettre de l’énergie pour mieux encadrer légalement la pratique religieuse, plutôt que d’essayer de régler les vrais problèmes dans les écoles. De toute façon, les écoles dans lesquelles vont les enfants de la classe dirigeante n’en auraient pas vraiment de besoin de cet encadrement religieux-là, parce que c’est la religion du capitalisme libéral qui domine dans celles-là et elle n’est pas dérangeante.

    Décalisse la CAQ.


  • C’est scandaleux, oui. Déjà que Santé Québec puisse prendre ces décisions sans devoir rendre des comptes devant le public québécois, en plus, de ne pas envisager des solutions alternatives.

    Il faudra vraiment que le prochain gouvernement, qui j’espère ne sera pas la CAQ, comprenne que l’enjeu de la souveraineté numérique c’est une façon de construire le futur du Québec. Si on ne favorise pas des entreprises et des organismes québécois pour faire ce genre de contrat avec des solutions en logiciels libres, on sera toujours pris avec les GAFAM, en plus de l’argent déboursé qui quitte le Québec.

    En même temps, à connaître la CAQ, si ça avait été une firme québécoise de ti-namis on aurait eu droit à SAAQClic 2.0. Je me répète, mais quel gouvernement d’incompétent.es…



  • Un piéton qui traverse la rue à une intersection qui dispose de panneaux d’arrêt, c’est un obstacle pour faire un “stop américain”.

    Un piéton qui traverse la rue alors que la lumière est verte pour lui, c’est un obstacle pour ceux qui veulent tourner.

    Un piéton qui essaie de traverser sur un passage prioritaire, c’est un obstacle pour conduire plus vite sans avoir à arrêter.

    Un piéton qui circule sur le trottoir et empêche de sortir des stationnements, c’est un obstacle pour sortir de chez soi sans avoir à attendre plus d’une minute.

    Aucune personne qui possède du gros bon sens ne s’exprimerait ainsi. Pourtant, je suis convaincu comme c’est comme ça que la majorité des conducteurs québécois l’intrerprète. Le problème est qu’en voiture, on ne considère plus l’autre comme un ou une concitoyenne, mais plutôt comme un obstacle sur notre chemin. Je ne vois pas comment on peut s’extirper de cette réalité sociale et psychologique sauf en se débarassant de l’automobile comme moyen de transport principal. Je sais, c’est une position radicale.

    J’ai aussi peu d’empathie pour ceux et celles qui disent qu’il serait impossible de vivre sans. Pour moi, ces personnes là n’ont jamais remis en question la place de la voiture dans leur vie et prennent pour acquis que les choses sont ainsi, qu’il faut accepter les vies perdues comme un collatéral inévitable. À mon avis, c’est un choix qu’on fait volontairement quand on choisit son milieu de vie et plusieurs sont incapables de reconnaitre l’impact individuel de leur choix sur notre société parce que c’est comme ça que la majorité des autres font.

    /rantoff